Pourtant nombre de pays ne tiennent pas compte de cette législation :
En République démocratique du Congo, Kasongo, soldat âgé de quatorze ans, a été exécuté en janvier 2000, une demi-heure après sa condamnation par un tribunal militaire spécial.
Au Pakistan, Sher Ali a été pendu en 2001, dans une zone tribale, pour un meurtre commis en 1993 quand il avait 13 ans.
En Iran, qui autorise l'application de la peine capitale aux personnes âgées de 15 ans, Mehrdad Tousefi, 18 ans, a été pendu en 2001, pour un crime commis deux ans plus tôt.
Aux Philippines, des délinquants mineurs sont condamnés à mort et à leur procès leur âge n' a jamais été évoqué.
Depuis 1998, les États-Unis exécutent tous les ans un ou plusieurs délinquants pour des crimes commis à 16 ou 17 ans dont Sean Sellers tué en 1999 à 29 ans.
En 2004, le Texas prévoit d'exécuter trois délinquants condamnés à mort pour des délits commis à 17 ans.
Amnesty International a donc mené une action : une pétition ayant recueillie 13000 signatures a été envoyée à Colin Powell. Depuis le début de l'action, deux nouveaux États (le South Dakota et le Wyoming) ont aboli la peine de mort pour les mineurs au moment des faits.
Ainsi, à ce jour, 31 États sur 50 ont aboli la peine de mort à l'encontre des mineurs délinquants, parmi lesquels 12 États sont totalement abolitionnistes.
Ces violations au droit international sont sévèrement condamnées par l'ONU.
Le Pakistan et le Yémen ont désormais aboli dans leur législation ce châtiment pour les mineurs.
L'Iran envisage d'élever à 18 ans l'âge légal des personnes pouvant être condamnées à mort.
